Lundi 1 décembre 2008
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09:12
Récemment, j'ai connu un petit désagrément, somme toute agréable.
Mon véhicule a été victime d'une crevaison.
Un soir, en rentrant du travail, je récupère ma voiture garée au parking de la gare SNCF à Vienne.
Je constate qu'une roue est à plat.
Alors, je sais que je vais mettre les mains dans le cambouis.
Je m'attelle donc à la tâche.
J'ouvre le coffre et en ressors, le cric, d'abord.
Comble de malchance, celui-ci est rouillé.
Impossible de le régler comme il se doit.
D'ailleurs, quand bien même celui-ci aurait fonctionné, je n'aurais pas pu changer la roue car....je n'avais pas de manivelle pour desserrer
les boulons.
Après une journée de travail, je suis moi aussi un peu crevé.
Mais soudain, une blonde surgit.
Une voiture s'arrête à ma hauteur, la vitre électrique descend.
Et là, je suis surpris.
La blonde conductrice me lance.
-Vous avez un problème ?
-Oui, j'ai crevé ; mon cric est rouillé et je ne dispose pas de manivelle.
-Ah ! en effet, c'est embêtant, me répond-elle.
Je vous aiderais bien, enchaîne-t-elle, mas je ne suis pas très bricoleuse.
Le contraire m'eût étonné.
Là, je me dis que c'est le monde à l'envers.
Mais je me demande tout de même si elle n'était pas un peu décolorée.
Entre-temps, j'ai téléphoné à un proche pour me venir en aide.
Décidément, elles ne sont pas toujours là où on les attend, les blondes.
Et quand elles sont là, c'est trop tard !
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Lundi 10 novembre 2008
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22:20
Récemment, j'ai accompagné une personne dans une
clinique privée de la région de Vienne.
Nous étions tellement bien dans cet établissement, que nous y sommes restés, malgré nous, presque tout l'après-midi. Trois heures durant, exactement.
Notre "parcours de santé" a été le suivant :
Nous avons été accueillis à l'accueil.
Ensuite, nous avons attendu dans la salle d'attente. Nous avons alors consulté le docteur. Il nous a demandé de nous
rendre au service radiologie au rez-de-jardin ; là, nous avons attendu ; nous avons été appelés ; attendu à nouveau, été rappelés
à nouveau...
Retour au rez-de-chaussée, à l'accueil ; Là, nous avons été conduits à nouveau dans la salle d'attente pour patienter avec impatience.
Nous avons regardé la télévision (au rez-de-jardin, c'était la radio).
Enfin l'assistante du médecin-urgentiste nous a appelés.
Elle nous a laissés , seuls, même si nous étions deux, dans le cabinet ; elle nous a invités à attendre le docteur. Alors, nous avons attendu.
En attendant, une fois de plus, nous ne savions pas quoi faire ; alors, nous n'avons rien fait.
Nous nous sommes contentés de regarder.
L'écran d'ordinateur était en marche.
J'aime bien les ordinateurs.
Sans toucher un seul bouton, nous avons pris connaissance de la liste des patients qui avaient défilé
dans le cabinet :
Nom, prénom, commune d'habitation, âge, heure d'arrivée à la clinique.
Ainsi, j'ai pu, sans rien faire autre chose que regarder, avoir confirmation d'une information.
Peu avant de pénétrer dans ce lieu, un homme avait été appelé par l'assistante du médecin. Seul le nom de famille avait été prononcé.
Ce nom me disait quelque chose et la personne ne me paraissait pas totalement inconnue.
Mais heureusement, l'ordinateur a parlé.
-Ca y est maintenant, je vois qui c'est, il vient d'une petite commune voisine.
Je ne pensais pas qu'il était aussi vieux ; et puis, je l'imaginais en meilleur état de
santé que cela.
J'essayai aussi de mettre un nom sur un cliché.
Et les pieds ! Est-ce que ce sont les siens, les pieds ?
Dans un lieu où l'on pratique des
infiltrations, tout cela prête à sourire. Quoique.
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Jeudi 6 novembre 2008
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12:45
Un matin, je m'arrête à une terrasse de café... pour prendre un café. Forcément.
Café des Etoiles- place Charles Béraudier - Lyon (gare Part-Dieu).
Je m’installe et constate qu’il n’y a pas foule.
Je patiente 10 bonnes minutes tandis que le serveur - qui a le sens des priorités - prend tout son
temps pour débarrasser d’autres tables après le départ des clients.
Je finis par m’impatienter et rentrer dans la brasserie .
-Est-il possible d’avoir un café, s'il vous plaît ? je suis à l’extérieur.
-Oui ! oui ! me répond le serveur, je
vais arriver ! sur un ton peu aimable.
Lorsqu’il m’apporte mon café, il me lance :
-Je ne pouvais pas savoir, votre table n’était pas débarrassée !
-Vous voulez aussi que je fasse la vaisselle ?
lui dis-je.
Sabrina dont je viens de faire la connaissance sourit.
C'est vrai qu'il ne pouvait pas savoir ; mais il pouvait regarder autour de lui.
Vraiment déconnecté, le serveur.
Non seulement le garçon est antipathique mais il est visiblement perdu dans les étoiles.
Un établissement qui porte bien son
nom !
Qu'on le sache ! au Café des étoiles, le café, même court...il est long !
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Mercredi 22 octobre 2008
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10:28
Sartène. Charmante petite ville haut perchée de Corse du sud qualifiée
de "plus corse des villes corses" par Prosper Mérimée.
Le soleil embrase la place centrale.
Assis à une terrasse, je prends un café en compagnie de l'un de mes fils.
En ce samedi, le marché bat son plein. Pourtant, il y a plus de monde aux terrasses des bars qu'aux étals.
Soudain, mon regard se pose sur une grand-mère à la fenêtre.
-Regarde, il est joli ce trompe-l'oeil, dis-je à Clément.
Il acquiesce.
Quelques cafés plus tard, je lève à nouveau la tête en direction de la fenêtre.
-En tout cas, c'est une fresque dynamique, dis-je à mon fils.
Dans mon for intérieur, je me dis qu'à l'apéritif, nous aurons peut-être droit au bras d'honneur.
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