Mercredi 29 octobre 2008
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Il y a quelques jours, un TGV qui assurait la liaison La Rochelle-Paris, a été contraint de s'arrêter deux heures durant, en gare de Surgère.
Le motif de ce contretemps s'est avéré pour le moins cocasse.
Un homme de 26 ans avait prétendu vouloir récupérer son téléphone portable qui était tombé dans les toilettes.
Le malheureux s'était coincé le bras dans la cuvette et n'était plus arrivé à le ressortir.
Le passager, qui ne manque pas d'inspiration, a incriminé l'aspiration des
toilettes.
Il est vrai que c'est tellement fâcheux de se faire aspirer un membre en solitaire.
Il aura fallu l'intervention délicate des sapeurs-pompiers pour
découper notamment les toilettes à la scie lapidaire.
C'est sur une civière que le passager aura finalement quitté la rame, la chose encore enserrée dans la lunette des
toilettes.
Alors, on s'interroge.
Le malheureux a-t-il confondu la qualité des objets qui l'entouraient : cellulose avec cellulaire ?
L'intéressé a-t-il cherché à quitter prématurément le train auquel cas cette péripétie aurait constitué un mobile ?
Nous ne le saurons sans doute pas mais l'usager du train méditera :
La lunette des toilettes est destinée à assurer le confort de l'arrière-train et non à l'introduction d'un membre en quête d'une aspiration hasardeuse et risquée.
Reste qu'on ignore si l'équipage de la SNCF a filé une chasse au jeune homme.
On a beau avoir le bras long, on n'entre pas impunément sans tact dans le royaume de Jacob Delafon.
En tout cas, une affaire qui manque cruellement de classe mais restera sans doute dans les annales de la SNCF.
Lundi 13 octobre 2008
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Ce matin, au départ de Vienne, le train de 8 h 13 en partance pour Lyon a accusé 20 minutes de retard.
Deux passagers ont fait une allergie expresse !
Jeudi 9 octobre 2008
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21:54
C'est leur train-train quotidien.
Chaque jour, Angélique et Johan se retrouvent dans le train, pour se rendre à Lyon le matin ou rentrer à Vienne le soir.
Souvent, ils prennent place en première classe avec des sujets de conversations qui peuvent manquer de classe.
Elle.
Elle peut se caler au fond du siège et lire des revues intellectuelles : "Cosmopolitain" souvent, "Mon tricot" parfois, "Closer" toujours, "Le Monde" jamais.
Invariablement, Johan attend avec fébrilité qu'Angélique lui lise l'horoscope. Et souvent, tout le compartiment en profite.
Elle est si légère ; pourtant, elle exerce un métier si sérieux !
Lui.
Quant au garçon, il ne passe pas inaperçu non plus.
En entrant dans le train, Johan - qui manifeste un grand sens de la politesse - dit "bonjour" à toutes les dames ; ou presque.
Il prétexte le manque de places pour traverser tous les compartiments ; à tel point, que le matin au départ de Vienne, plus le train se rapproche de Lyon, plus Johan se rapproche de Vienne !
Eux.
Tous les deux conversent discrètement à haute voix.
Un jour, Angélique reçut un sms.
Johan voulut en savoir plus mais Angélique garda le secret sur la teneur du message.
Et le garçon de lancer à la cantonnade :
-Dis plutôt que tu viens de te faire larguer par ton mec !
Tout le monde sourit autour.
Angélique caresse un rêve : un rôle de "marquise des anges".
Johan en caresse un autre : il rêve d'une rupture expresse pour se placer sur les rails de son acolyte.
Et tous deux ont en commun, une faiblesse : la naïveté qui les amènent à se dévoiler sous les yeux vifs et aux oreilles attentives d'un blogueur
sans scrupules.
Mais ils sont tellement attendrissants, ces deux-là.
Lundi 6 octobre 2008
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20:37
Ce soir, le train de 18 h 25 qui était au départ de la gare de Lyon Part-Dieu, à destination de
Vienne-Avignon a accusé un retard d'une demi-heure.
Comme à l'accoutumée, pendant de longues minutes, la SNCF n'a pas jugé bon d'informer ses usagers.
Toutefois, lorsque le train s'est ébranlé à 18 h 55, les passagers installés dans leurs sièges ont eu la surprise d'entendre le message suivant diffusé par haut-parleur :
"Nous vous présentons nos excuses pour ce retard de 30 minutes.
Ce retard est dû à une erreur du personnel d'encadrement qui gère le matériel".
Les passagers se sont regardés et ont souri en pensant "ça balance dur à la SNCF !"
Visiblement, à la SNCF, il n'y a pas que les trains qui déraillent.
A mon avis, chez les cheminots, il y en a qui ne peuvent pas s'encadrer.
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